Un peu de blabla : Pourquoi la lecture est si importante dans ma vie? Et comment la lecture m’a en quelque sorte sauvé?

Aujourd’hui je vous retrouve pour un article particulier mais qui me tiens à coeur. Ça fait quelques semaines que ça me trotte dans la tête et j’avais envie d’en parler. Tout d’abord, je tiens tout de même à préciser certaines choses. Je ne fais absolument pas cet article dans le but de me plaindre ou d’attirer la pitié. Je sais aussi qu’il y a pire que mon cas dans la vie mais je tiens à faire part de mon expérience. Je tiens vraiment à préciser ces points là pour éviter d’avoir des réflexions ou je ne sais quoi. Ce que je vais écrire c’est mon vécu, mes ressentis, mon expérience et surtout ma vie. Ce n’est pas facile de parler de soi comme ça mais ça fait vraiment un moment que j’ai envie d’expliquer pourquoi la lecture a une place si importante dans ma vie et aussi pourquoi elle m’a tant aidé dans ma vie.

La lecture a toujours eu plus ou moins une place importante. J’ai découvert le plaisir de lire lorsque la saga Harry Potter est arrivé en France. Je devais avoir huit ans, quelque chose comme ça. Ma mère m’achetait les tomes à leurs sorties. Je n’attendais que ça et lorsqu’elle me le ramener, je me jetais dessus directement et je le dévorais littéralement. Il m’arrivais même de me réveiller la nuit et de lire sous ma couette (je me faisais toujours prendre sur le fait accompli et je me faisais disputer d’ailleurs oops!). Après ça je prenais beaucoup de plaisir à lire. Et puis vint le collège, puis le lycée où j’ai laissé complètement tombée la lecture. Je n’avais plus le temps pour ça. Et puis après le lycée, j’ai eu mon premier emploi, je n’avais toujours pas repris la lecture. Et puis les années s’enchaînent, le temps passe et la lecture n’est toujours pas revenu. Au final, on peut dire que ma passion n’est revenu que très récemment. J’ai du reprendre vraiment la lecture en 2018 il me semble.

Une fois l’envie de relire revenue, je me suis de suite plongée à fond dedans. Je me suis achetée une liseuse, j’ai commencé à acheter pas mal de livres et à les accumuler. J’ai ouvert mon compte instagram pour partager mes lectures avec les autres. Mais le problème de la limite des caractères me posait vraiment problème, je ne pouvais pas exprimer tout ce que je ressentais vraiment après avoir lu un livre. J’étais pas mal frustrée et je voulais trouver un moyen de pouvoir écrire mon avis sans aucune limite. C’est là qu’est venue mon envie d’ouvrir un blog littéraire. Je l’ai ouvert en Avril 2019 (si je ne dis pas de bêtises). Bon au début je n’étais pas du tout active, j’écrivais un article par ci par là. Je préférais lire mes livres à toute vitesse que de prendre le temps d’écrire mes avis. D’ailleurs jusque l’année dernière, j’enchaînais mes lectures et écrivais des chroniques un jour sur deux. Cette année, j’ai changé ma façon de faire et je chronique un livre dès que je l’ai terminé. Ça me permet au moins d’être très active et d’avoir toujours du contenu sur mon blog. Je n’ai pas un succès dingue avec mon blog mais peu importe, moi ça me convient et surtout ça me plaît énormément de faire ce que je fais.

Même si la lecture a toujours eu une place importante dans ma vie, même si je ne lisais plus pendant une longue partie de ma vie, mon rapport avec la lecture a pris un véritable tournant il y a de ça quelques années. Comme je le précise au début de cet article, je n’écris pas ça pour me plaindre ou quoi que ce soit et je sais bien évidemment qu’il y a pire dans la vie mais ça me tient à coeur. En mai 2019, je me suis fais bêtement un lumbago pendant que je travaillais, j’ai donc été en arrêt une semaine avant de pouvoir reprendre le boulot. Mais à partir de ce moment là, j’avais toujours une douleur dans le bas de mon dos qui ne voulait pas partir. J’ai terminé mon contrat début juillet et j’ai donc pris un rdv avec mon médecin parce que depuis ce fameux lumbago, pas un seul jour je n’ai pas ressenti cette douleur. J’ai donc du passer une radio qui a montré certaines choses. Et à partir de ce jour là, ma vie a basculé du tout au tout. J’avais ce qu’on appelle des becs de perroquet et une discopathie dégénérative en L4/L5. On a commencé un traitement à base d’anti douleurs et d’anti inflammatoires et des séances de kiné. J’avais constamment mal et malgré les médicaments et le kiné, j’avais toujours aussi mal. Quand je pense à cette époque et à maintenant, si j’avais su ce qui m’attendait j’aurais bien plus profiter mais bref. Les mois passent et malheureusement j’ai toujours aussi mal au dos. Pire les douleurs devenaient de plus en plus forte. Je passe un IRM qui me montre qu’en plus de ce que j’avais déjà, j’ai maintenant de l’arthrose sur les facettes de la colonne vertébrale. De l’arthrose à 28 ans, ça fait mal. Mon médecin me prescrit une infiltration. J’avais un peu peur parce que je n’avais jamais fait ça. On fait l’infiltration, qui selon les médecins me permettrait de ne plus ressentir la douleur pendant plusieurs semaines voir moi. Je la fais donc et derrière je dois rester allongée pendant deux jours. Les jours passent, les semaines passent et j’ai toujours aussi mal, voir plus. Parce que plus le temps passe et plus la douleur s’intensifie. Je reprends rdv avec mon médecin, cette fois ci il m’envoie voir un rhumatologue. Je prends rdv et évidemment les rdv sont longs à avoir. Vient donc le jour d’aller voir le rhumatologue. Je lui montre mes examens, il regarde mon dos, me demande de faire deux trois trucs etc. Il me dit de faire les exercices qui sont disponibles dans l’application de la sécurité sociale (je ris intérieurement parce que les exercices qu’ils proposent sont bien trop difficiles pour moi..). Bref. En plus de ça, il m’envoie vers le centre anti douleur dans mon coin, je dois recevoir une lettre prochainement pour un rdv. J’attends donc des semaines, je reçois la fameuse lettre en Mars pour un rdv en Juin (sachant que j’ai eu mon rdv rhumato en Janvier). Je dois donc attendre en tout six mois pour arriver à ce fameux rdv. Je suis contente, le jour du rdv est arrivé! J’en attends beaucoup et je suis très impatiente. Mais j’ai très vite déchanté. En effet, mon rdv est tombée pendant le que ce cher covid a fait irruption dans notre vie. Ils avaient tout simplement annulé mon rdv mais n’ont jamais pris la peine de me prévenir… Je sors donc de là en pleurs parce que je n’en peux plus, ça fait un an que j’ai une douleur constante qui devient de plus en plus pénible. Ils m’ont annulés m’ont rdv mais en plus de ça, ce n’est pas pas pour autant qu’on m’en propose un nouveau. Je suis là limite abandonné par le corps médical et je le vis très mal. Je retourne donc voir mon médecin et là il m’annonce de cette façon là « je ne peux plus rien faire pour vous merci au revoir ». J’ai tellement été choquée que je n’ai rien su dire et je suis partie. Une fois dehors, je me suis mise à pleurer parce que j’avais l’impression d’être abandonnée encore une fois et qu’on me laissait comme ça avec ma douleur.

Je dois donc chercher un nouveau médecin. Déjà trouver un médecin qui prend des nouveaux patients ce n’est pas chose aisée, on ne va pas se mentir. Après des semaines, j’en trouve enfin un qui accepte les nouveaux patients. Pendant tout ce temps, la douleur est toujours présente et s’intensifie de jour en jour (chose importante à préciser). Je commence à lui expliquer toute la situation, je me mets à fondre en larmes parce que je prends tellement sur moi qu’au final je finis par craquer. Il me prescrit une prise de sang, un IRM et un Scanner pour qu’on puisse voir vraiment ce que j’ai puis il me prescrit des anti douleurs bien plus fort. On est donc en Novembre 2020 à ce moment là. L’IRM et le Scanner démontrent que ma discopathie dégénérative a beaucoup évolué, que mon arthrose s’est propagé, j’en ai de la T12 à la S1. En gros, j’ai le dos foutu. Je n’ai même pas 30 ans que mon dos ne ressemble plus à rien. J’ai l’impression, et encore maintenant, d’être une personne de 100 ans dans le corps d’une jeune femme de 30 ans. Après avoir eu mes résultats, je retourne voir mon médecin. Bien évidemment les anti douleurs n’ont eu aucun effet sur moi j’ai donc toujours mal et bien sûr, la douleur ne cesse de s’intensifier et devient de plus en plus insoutenable. Il me prescrit une infiltration, encore une fois. A ce moment là, ça fait un an et demi que je vis avec ma douleur. J’ai mon rdv pour mon infiltration mis décembre 2020. Début décembre, j’ai de plus en plus mal, si mal que j’en pleure. Trois jours avant mon infiltration, le lundi soir (je m’en souviens. comme si c’était hier), je voulais juste faire pipi et au moment où je veux m’assoir je ressens une douleur foudroyante, comme si un éclair venait de traverser mon corps. J’ai fini pas tomber par terre avec une incapacité totale à bouger. Je suis comme paralysée tant la douleur est forte, je ne peux même pas bouger ma tête ou un doigt sinon ça relance la douleur encore plus. Je suis tétanisée au sol, à quasiment minuit, en pleurs et inconsolable. Mon compagnon (heureusement qu’il est là dans ma vie vraiment ❤️ ) appelle les pompiers. Direction l’hôpital d’urgence. Je n’ai ni affaire, ni téléphone, rien. Je ne peux prévenir personne, ni donner de nouvelles. J’attends des heures dans le couloir de l’hôpital. Je suis paralysée par la douleur, je ne peux pas bouger. Je suis enfin pris en charge. On me met sous anti douleur, on me donne une sorte de pipe qui me fait planer comme jamais. Je ne sais plus où je suis, limite je ne sais plus comment je m’appelle. Mais j’ai toujours mal. Je ne sais pas quelle heure il est. Je vois le soleil se lever, on me prévient qu’on va me monter dans le service, on me donne un téléphone pour que je suis puisse prévenir mon compagnon. Je suis complètement shootée, je ne sais même plus ce que j’ai dis. Je suis restée deux jours plus ou moins à l’hôpital, je suis sortie le mercredi matin. J4ai eu en tout, une dizaine de poche de perfusion de tout les anti douleurs qui puissent exister. Rien ne m’a soulagée. Le mercredi matin, je pouvais bouger un peu, me lever et marcher avec beaucoup de difficulté et comme j’avais mon infiltration le lendemain ils m’ont laissé sortir. Ça a été une expérience horrible, j’ai pleuré parce que j’étais seule, il ne pouvait pas venir me voir vu qu’on était en plein covid, j’avais une voisine de lit vraiment affreuse, j’étais tellement mal c’était horrible. Je suis rentrée chez moi mais toujours avec une douleur plus qu’affreuse, je ne souhaite même pas ça à mon pire ennemi. Le lendemain j’ai fais ma deuxième infiltration, ça m’a un peu soulagée au début sauf qu’encore une fois ça n’a eu aucun effet, un échec complet. Je laisse les fêtes de fin d’années passer, j’en ai besoin même si je continue de souffrir, j’avais envie d’un peu de paix. Début Janvier 2021, je retourne donc voir mon médecin et là encore une fois je me sens complètement abandonnée. Il finit par me dire qu’en faisant du sport et en perdant du poids je cite « vous verrez ça ira beaucoup mieux suffit de se bouger ». Encore une fois j’ai l’impression de ne pas être prise au sérieux, de ne pas être écoutée et d’être abandonnée à mon sort.. Je décide donc d’encore une fois, chercher un autre médecin.

Après plusieurs mois de recherche, je finis enfin par en trouver un qui accepte les nouveaux patients. On est donc vers Octobre 2021 à ce moment là. Encore une fois, j’explique mon parcours, mon ressenti, je lui explique que la douleur est si forte qu’aucun anti douleurs ne fait effet, que j’ai constamment mal. J’ai déjà essayé le tramadol, j’ai été mise sous opium, morphine et compagnie. rien ne fonctionne. Je lui montre mes comptes rendus d’IRM, de scanner et compagnie. Et là, pour la première fois, je me sens réellement comprise, je me sens enfin écoutée. J’aurais pu en pleurer de joie tellement ça m’a rendu heureuse. Il m’envoie faire un nouvel IRM vu que le précédent date d’un an, puis il m’envoi voir un neurochirurgien, il m’envoi à Lille voir le meilleur de la région. Je passe donc mon IRM qui montre que ma discopathie a évolué en Modic , on est en Novembre. J’ai mon rdv avec le neurochirurgien en Décembre. Je le vois et il me propose soit de vraiment perdre du poids qui peut vraiment m’aider mais comme j’ai toujours eu des problèmes de surpoids, il m’explique que ça peut être très compliqué et surtout très très long sans vraiment de réels résultats à la fin. Ou alors, il me propose une opération, une arthrodèse. Il m’explique un peu l’opération etc. Il me laisse un temps de réflexion mais au final c’était vite vu. Je voulais me faire opérer parce que j’en avais clairement marre! J’envoie donc un mail à la secrétaire pour lui dire que j’ai pris ma décision et que j’acceptais l’opération. Dans la foulée, je reçois un mail avec tous les papiers à remplir et la date d’opération. On est début Janvier 2022, opération prévue un mois après..

Il faut savoir que de base je suis quelqu’un de très anxieuse. Je stresse énormément pour pas grand chose, les rdv médicaux c’est un enfer pour moi, je suis toujours en panique, comme si ils allaient me manger.. Bref, dès que j’ai reçu le mail, ce fut un mois de stress ultime. Plus la date approche, plus je stresse à avoir une boule d’angoisse au fond de mon ventre. Je dois rentrer le 4 février à 8h à l’hôpital. Je me fais opérer à Lille, j’habite Dunkerque, j’avais une heure de route à faire. L’angoisse ultime pendant tout le trajet. Je suis au bord des larmes, c’est affreux. On arrive à l’hôpital, j’ai du dire au revoir à mon compagnon devant vite fait parce qu’à cause du covid, on ne peut être accompagné.. J’attends donc qu’on me place en chambre (au moins j’avais une chambre solo ce n’était pas plus mal). On me dit que je descend au bloc à 10h30, qu’il faut que je me prépare etc. 10h30, on vient me chercher, dans ma tête c’est vraiment la panique ultime, en plus je suis seule, c’est vraiment stressant. On m’endort, on m’opère etc. En salle de réveil, je commence à me réveiller, j’ai cru mourir puisque j’étais encore intubé. On m’enlève le tuyau et je me réveille doucement. Je suis bien évidemment complètement ailleurs, je peine à reprendre mes esprits. La première chose que je me dis c’est que je n’ai pas trop mal, ça me rassure. Parce que moi dans ma tête j’allais souffrir le martyr, je ne sais pas pourquoi mais j’avais cette idée dans ma tête. Je remonte dans ma chambre vers 15h30, toujours pas de douleurs, enfin pas beaucoup, j’ai ma pompe à morphine, je suis assez dans la lune, j’ai vraiment du mal à revenir sur terre. J’appelle mes proches pour leur donner des nouvelles etc. Et puis je me repose, de toute façon je suis toute seule, je n’ai pas droit aux visites et puis je suis forcément très fatiguée. On me donne un repas en fin de journée et on m’annonce que la kiné va bientôt venir pour faire le premier lever. Elle arrive vers 19h, m’explique comment je dois me lever et on fait donc le premier lever ainsi que quelques pas. J’y suis allé avec un peu d’appréhension, j’avais peur d’avoir vraiment très mal. Finalement tout se passe bien, je me lève, je fais quelques pas et je me recouche. Elle m’explique que pour la première nuit, je dois vraiment restée sur le dos. La nuit arrive, forcément pas la meilleure nuit de ma vie étant donné qu’en plus je dors sur le ventre et ne supporte pas de dormir sur le dos… Ce n’est donc pas la meilleure des nuits mais en même temps je m’attendais à pire que ça donc pas trop mal. On vient prendre mes constantes le matin, on m’explique que le kiné va repasser pour effectuer un autre lever, que je vais passer une radio etc. Ils viennent me chercher pour aller faire ma radio, ils me mettent dans un fauteuil, on va la faire, j’attends qu’on me remonte etc. Et là quelle horreur, le fait d’être en position assise, ça m’a fait tellement mal.. Remontée dans ma chambre, le kiné est venu et on a fait un tour dans le couloir. Il m’a conseillé de refaire la même chose dans l’après midi. Je repars dans mon lit et là j’ai vraiment eu mal à cause de la position assise, vive la morphine! La deuxième jour, donc le dimanche, on me dit que je vais potentiellement sortir ce jour là au lieu du lendemain, le neurochirurgien doit passer me voir et le kiné doit venir pour faire le test des escaliers. Si j’arrive à marcher et à monter et descendre les escaliers, c’est tout bon je pourrais sortir. J’arrive parfaitement à monter les escaliers, on me débranche enfin les perfusions. Le neurochir passe et me dit que tout s’est bien passer, le matériel est bien en place et tout va bien. Je rentre donc chez moi en ambulance le dimanche après midi. Maintenant place à la convalescence.

Je dois restée un mois en position allongée. Pas de position assise sauf le temps de manger ou d’aller au toilette. Je dois marcher un peu tout les jours mais pas plus de dix minutes. Et le reste du temps je dois absolument être allongée. J’ai l’infirmière qui vient tous les jours me faire une piqûre pour éviter les phlébites et pour changer mon pansement. Pendant dix jours, je n’ai pas pu prendre de douche et je vous jure c’était l’enfer! Quand elle m’a enfin enlevé mon pansement et qu’elle m’a retiré les stripes, j’étais la plus heureuse et je suis vite partie prendre une vraie douche! Et surtout j’ai vite voulu voir à quoi ressemble la cicatrice. Le neurochir est passé par devant, j’ai donc une grande cicatrice sur le côté de mon ventre. Un mois à ne rien pouvoir faire, à rester allongé, c’est long. Vraiment très long. Genre vraiment vraiment long. Heureusement que monsieur était là, enfin du moins quand il ne travaillait pas. Au début ça allait, c’était supportable mais à la fin je commençais à compter les jours. Je n’en pouvais plus de rester allongée toute la sainte journée. Quand je me levais c’était juste pour changer de place et passer du canapé au lit. Un mois après j’ai du faire une radio de contrôle, je pouvais reprendre ma vie. Je commençais à marcher pas trop longtemps quand même mais un peu plus à chaque fois etc. Fin mars, j’avais mon rdv post op avec mon neurochir pour vérifier que tout allait bien. Je n’avais pas trop de douleurs malgré l’opération, j’étais vraiment vraiment heureuse, j’avais l’impression que j’allais pouvoir reprendre ma vie d’avant. Il m’explique que je vais devoir maintenant faire ma rééducation, il contrôle ma cicatrice, contrôle ma posture et ma marche. Il m’explique qu’il était vraiment temps que je me fasse opérer, mon disque avait complètement disparu et mes vertèbres se touchaient.. Pas étonnant que j’avais aussi mal au final.. J’ai mis du temps à trouver un kiné, toujours une galère pour trouver un praticien dans le monde médical c’est fou. J’ai commencé ma rééducation en Juin (d’ailleurs à l’heure d’aujourd’hui, il ne me reste plus qu’une seule séance). Les semaines post op passent, les mois aussi. Et là le cauchemar. Moi qui pensait être enfin tranquille, même le neurchir qui me disait vous allez pouvoir reprendre une vraie vie normale. Mon cul..

J’ai commencé à ravoir mal mais bien plus mal qu’avant l’opération! Déjà qu’avant l’opération, je ressentais des douleurs tellement affreuses que j’assimilais ça à de la véritable torture pure et simple.C’est inhumain de ressentir autant de douleurs sans jamais réussir à les soulager et que peu importe votre position, vous avez toujours aussi mal. Mais là, c’était encore pire que ça. Pour expliquer aux gens, ma douleur j’avais l’impression que c’était une corde hyper tendue au maximum et qu’au moindre mouvement, j’avais l’impression que ça allait tout péter. C’était déjà difficile à supporter avant l’opération mais là c’est encore pire. Je suis retournée voir mon médecin début Juin, de cette année donc, et je lui ai expliqué que ça n’allait pas du tout que j’avais bien plus mal, que mentalement c’était de plus en plus compliqué à gérer. Ah ce médecin vraiment je l’aime de tout mon coeur. Il m’écoute, il me comprend et ça fait tellement de bien! Je lui ai également demander de faire un dossier MDPH, parce que depuis maintenant plus de trois ans, je ne suis pas capable de travailler, je ne touche rien, je ne suis plus inscrite à pole emploi pour incapacité. On a donc monté mon dossier, je suis encore en train d’attendre vu que c’est extrêmement long. Il m’a mise sous anti dépresseurs pour que mentalement ça aille mieux et également pour essayer de gérer la douleur. Apparement on peut soigner les douleurs chroniques par un anti dépresseur. On a donc essayé ça et je devais le revoir un mois après pour faire le bilan. Sans surprises, aucun effet… Je le revois donc début Juillet pour faire le point comme convenu, il m’a prescrit une IRM pour voir si ce n’est pas une complication de l’opération, il m’a laissé sous anti-dépresseurs mais j’ai du augmenter fortement la dose. Et m’a mise quand même sous dafalgan. Pareil, pendant plus ou moins un mois et je devais le revoir. L’IRM n’a pas montré de complications, au final tout va bien mais j’ai toujours bien plus mal qu’avant. Il m’a enlevé le dafalgan et m’a mise sous tramadol et toujours sous anti-dépresseurs. Pour lui, ça serait un gros blocage complet du bas du dos, qui provoque des douleurs chroniques qui provoquent un blocage plus important etc etc. Un gros cercle vicieux. Ça fait quelques jours maintenant que je suis sous tramadol et il n’y a pas vraiment de changement. J’ai l’impression d’avoir tout de même moins mal au dos mais finalement la douleur fini toujours par revenir.

À l’heure où j’écris ces mots, ça fait maintenant plus de trois ans que je vis quotidiennement avec une douleur qui ne cesse d’augmenter. Trois ans que ma vie a basculé du jour au lendemain. Je suis devenue dépendante de mon compagnon, je ne peux plus rien faire sans lui. Moralement c’est de plus en plus difficile, et je sens que je commence à perdre pieds petit à petit. J’ai déjà eu des pensées sombres, je me disais que la solution pour ne plus avoir mal c’était de disparaître, au moins je n’aurais plus mal. Il y a des jours où je n’ai même pas envie de sortir de mon lit. Certains jours, je n’ai même pas encore ouvert mes yeux que j’ai déjà super mal au dos. Si je m’écoute entièrement, je ne sortais jamais de chez moi. Je resterais dans mon trou, telle une ermite. Je ne souhaite ça à personne, vivre comme ça ce n’est clairement pas une vie. Je ne peux jamais vraiment prévoir quelque chose parce que je ne sais jamais comment j’aurais mal à ce moment là.

Ce que je n’ai pas précisé par contre c’est que ma vie a vraiment basculé du jour au lendemain d’un coup. Je n’ai jamais été quelqu’un de sportif et j’ai toujours eu des problèmes de poids. Mais, par exemple j’habite près de la mer, à Dunkerque précisément. J’habite à environ 20min à pied de la plage. C’était quelque chose qu’on faisait très souvent avec mon compagnon. Je travaillais aussi avant. Depuis mes premiers examens donc en Juillet 2019 je ne peux plus rien faire. A l’heure d’aujourd’hui en 2022, la douleur s’est intensifié x100. Donc depuis que mes problèmes de dos sont apparus dans ma vie, je ne peux plus rien faire toute seule. Du jour au lendemain, je me suis mise à marcher à l’aide d’une béquille, je ne suis plus capable de faire mon ménage, il m’est parfois impossible de sortir de mon lit, je suis tout simplement incapable d’avoir un travail, je ne suis plus capable de marcher très longtemps ni de rester debout très longtemps. Je ne peux pas faire mes courses parce que c’est beaucoup trop difficile pour moi. J’ai besoin d’aide pour m’habiller, j’ai parfois besoin d’aide pour me lever de mon canapé. Je ne sors que très peu parce que c’est très peu supportable pour moi. Je ne peux plus conduire non plus, les trajets en voiture sont très compliqué pour moi. Pour faire court, je suis passée de je fais plein de trucs à je ne sais plus rien faire par moi même. C’est vraiment frustrant et vraiment déprimant. Je passe donc mes journées dans mon canapé, parfois dans mon lit parce que je ne sais pas en sortir. Encore à l’heure où j’écris ces mots, je ressens toujours cette énorme douleur qui ne veut pas me quitter. Ça fait maintenant plus de trois ans que j’ai mal en permanence. Que je dois assise, debout ou même allongée j’ai mal, pas une seule position ne me soulage. Je dors très mal, je fias beaucoup d’insomnies parce que la douleur est si forte que ça m’empêche de dormir ou ça me réveille dès que je bouge. C’est ultra pesant au quotidien.

Mais pourquoi je vous raconte tout ça? Et bien parce que ce qui m’a permis de tenir le coup c’est la lecture. C’est pour ça que je dis toujours que la lecture m’a sauvé. Sans ça, je ne sais pas ce que je ferais et peut être que j’aurais fait une bêtise, on ne peut pas le savoir. Tout ce que je sais, c’est que je passe littéralement mon temps à lire. Quand je ne lis pas c’est parce que je m’occupe de mon blog. Mes journées entières sont consacrées à la lecture. Je lis toute la journée, je fais des photos pour instagram, je m’occupe de mon blog. Et c’est ce qui me permets de tenir le coup. On pourrait croire en me voyant sourire ou quoi qu’au final je vais bien sauf qu’à l’intérieur ce n’est clairement pas le cas. Mais vraiment, je n’exagère même pas en disant ça, ça m’a sauvé, clairement. Je n’aurais jamais tenu le coup aussi « facilement » si je ne passerais pas tout mon temps à lire. Mes journées tournent autour de ça, les livres, les mangas, les chroniques, les photos. C’est pour ça que c’est une passion si chère à mon coeur, qui a une vraie importance pour moi. Parce que ça m’aide, c’est ma thérapie à moi. Je ne sais pas si un jour j’arriverais à ne plus avoir mal, peut être qu’un jour je devrais me refaire opérer, peut être qu’un jour tout ça ne saura qu’un mauvais souvenir. Tout ce que je sais à l’heure actuelle, c’est que j’ai l’impression que mon corps ne m’appartiens plus, ce n’est que douleur, j’ai l’impression de traîner une carcasse, d’être un fossile, d’avoir un corps si vieux alors que je n’ai que 31 ans. Ça fait mal de voir des petites mamies marcher plus vite que moi dans les magasins et qui me dépassent, moi je suis là à avoir du mal à aligner trois pas et marcher à l’aide d’une béquille. Je ne sais pas de quoi sera fait demain, je n’ai aucune idée de quoi sera fait mon avenir. Je ne peux pas vraiment me projeter. Je sais juste que j’ai un amoureux absolument parfait, qui me comprend, qui m’aide au quotidien, qui s’occupe de tout chez nous sans jamais oh grand jamais me le reprocher. Ce n’est pas facile d’être chez soi h24 et ne même pas pouvoir faire son ménage, de devoir le laisser à monsieur qui lui bosse à temps plein. Je m’en veux d’être comme ça, de lui faire subir ça, d’avoir des sautes d’humeur parce que ça ne va pas, d’être une épave certains jours, de devoir être dépendante de lui, qu’il m’aide à m’habiller et j’en passe. Attention, pas une seule fois il me l’a reproché, même si j’y suis pour rien je n’ai pas demandé à subir tout ça. Il est d’une patience remarquable et il m’apporte un soutien sans faille quotidiennement. Ma famille aussi même si j’habite assez loin de ma mère et mes soeurs, elles sont là quoi qu’il arrive et je pourrais toujours compter sur elles.

Si vous avez pris le temps de lire tout ça, je vous remercie énormément. Comme je le disais, je n’ai pas écris cet article pour me plaindre, je sais qu’il y a plus grave dans la vie et je ne l’ai pas écris nous plus pour qu’on me plaigne. Ce n’est vraiment pas le but de cet article. J’avais juste a coeur de vous montrer à quel point ma passion pour la lecture est importante et surtout vitale dans ma vie. C’est pour ça que je lis autant de livres par semaine ou par mois, parce que je n’ai littéralement que ça à foutre de mes journées. Il est déjà arrivé qu’on vienne me dire que j’ai de la chance de pouvoir lire autant, peut être que oui ça me permet de pouvoir lire plus de 200 romans dans l’année mais en contrepartie je souffre énormément depuis plusieurs années donc je n’appellerais pas vraiment ça de le chance finalement. Merci à toi qui a lu tout ça, je ne pensais pas que l’article serait si long à écrire, ça fait maintenant deux heures que je suis dessus. Mais ça m’a permis de vider mon sac un peu et ça fait vraiment du bien. Certaines choses sont difficiles à dire de vive voix, c’est plus facile de les écrire. Sans ce blog, sans toutes ses chroniques à écrire, sans toutes ces lectures qui me font voyager, sans toutes les personnes qui me suivent au quotidien sur instagram, sans tous ces auteurs ou ME qui me font confiance en m’envoyant des SP, peut être que je ne serais pas là aujourd’hui. Mes journées sont rythmées par tout ce qui à un rapport avec la lecture, je me lève le matin en ayant un but, un objectif, ça me permet de tenir le coup. Alors merci à vous tous ❤️

La vie peut basculer du jour au lendemain, profitez en, on ne sait pas de quoi est fait demain.

Merci d’avoir pris le temps de me lire. Je vous souhaite plein de bonnes lectures à venir.

Floriane ❤️

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2 réflexions sur “Un peu de blabla : Pourquoi la lecture est si importante dans ma vie? Et comment la lecture m’a en quelque sorte sauvé?

  1. Je n’ai pas tes problèmes de santé mais je comprends le refuge que tu as trouvé dans la lecture, ce que je partage pour d’autres raisons que les tiennes.
    Je te souhaite encore plein de bons moments avec nos chers livres 😘

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