La porte de non retour de Kwame Alexander

Royaume ashanti, 1860.
Dans l’Upper Kwanta, Kofi, 11 ans, partage sa vie entre son implication auprès de sa famille, les jeux avec ses jeunes amis, le respect des traditions de son village et l’école, où on lui inculque la culture du colonisateur.

Une nuit, le monde de Kofi bascule lorsque l’impensable se produit : enlevé par une tribu ennemie du Lower Kwanta, Kofi est vendu à des hommes à la peau claire qui l’emmènent loin de tous ceux qu’il aime. Livré à lui-même, Kofi s’apprête alors à affronter les pires épreuves de sa vie, à commencer par ce long voyage à travers les océans…

J’ai lu ce roman il y a de ça un petit moment maintenant. L’ayant reçu dans le cadre d’une opération Masse Critique Privilégiée et surtout étant soumis à un embargo, je ne pouvais pas venir vous en parler plus tôt. J’avais hâte de venir vous partager mon avis en tout cas. Avis qui ne va pas être si facile que ça à écrire je vous avoue. Non pas parce que je n’ai pas aimé puisque ce n’est pas le cas, mais parce pour une fois, je ne sais trop quoi dire sur cette lecture. C’est bien la première fois que ça m’arrive pour coup. Mais on va essayer tout de même de vous donner envie de découvrir ce roman particulier dan son style mais poignant de part son histoire.

Je ne connaissais absolument pas cet auteur avant d’avoir le roman en main. Je serais incapable de vous dire le nom d’un de ses romans, si celui ci n’est pas son premier. Avec cette lecture, je suis carrément sortie de ma zone de confort. C’est un roman en vers libre et je n’en avais jamais lu jusqu’à présent. Ce n’est vraiment pas le genre de lecture que je lis d’habitude mais ça a été une très bonne surprise. Je ne dirais pas non plus que je lirais ce genre de roman tout le temps mais de temps en temps pourquoi pas. En tout cas, j’ai trouvé la plume de cet auteur vraiment très agréable à lire. C’était très poétique. En tout cas, c’est un roman qui se dévore en un rien de temps, il a beau faire un peu plus de 400 pages, je l’ai lu d’une traite en à peine une soirée, les pages se tournent à toute vitesse.

Dans ce roman, dans l’Upper Kwanta, Kofi, 11 ans, partage sa vie entre son implication auprès de sa famille, les jeux avec ses jeunes amis, le respect des traditions de son village et l’école, où on lui inculque la culture du colonisateur. Une nuit, le monde de Kofi bascule lorsque l’impensable se produit : enlevé par une tribu ennemie du Lower Kwanta, Kofi est vendu à des hommes à la peau claire qui l’emmènent loin de tous ceux qu’il aime. Livré à lui-même, Kofi s’apprête alors à affronter les pires épreuves de sa vie, à commencer par ce long voyage à travers les océans…

C’est une histoire poignante que l’on a ici qui se divise en deux parties. Dans la première, on va suivre Kofi dans sa vie quotidienne. On découvre on il vit, sa famille, les traditions du village etc. On le découvre à l’école, on découvre qui il est. Bref, on pose les bases en quelques sortes. Et il y a la seconde partie. Dans celle ci, Kofi finit par se faire enlever et est vendu à des hommes de peau claire qui finissent par l’emmener loin des siens, loin de chez lui. Cet ouvrage parle de l’esclavage et c’est traité avec beaucoup de sensibilité. C’est vraiment la chose qui m’a le plus plu dans ce roman finalement, la façon dont cette histoire nous est contée. C’est tout en sensibilité, avec justesse et effectué avec brio. J’ai particulièrement été touché par l’histoire de Kofi. Impossible d’être insensible à son histoire et à celles de tant de personnes avant et après lui d’ailleurs. C’est également un ouvrage que j’ai trouvé riche en détails et c’était vraiment très appréciable d’ailleurs. J’ai beaucoup aimé ma lecture qui m’a permise d’apprendre des tas de choses mine de rien!

Avec cette lecture, je suis clairement sorti de ma zone de confort et ça fait du bien de temps en temps! Merci à Babelio et à la maison d’édition Albin Michel pour m’avoir envoyé ce roman. Je me suis prise une claque pendant ma lecture, clairement. Un roman en vers libre qui vous happera dès la première page. L’histoire tragique de Mofi vous prendre aux tripes et nous offre une douloureuse piqûre de rappel sur l’histoire et l’esclavagisme. Même si vous n’avez pas l’habitude de lire ce genre de roman, n’hésitez pas à foncer le découvrir, ça en vaut largement la peine.


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